la Belgique

L’Unef lance une pétition contre la réforme de l’université

 

Des lycéens passent le baccalauréat, le 15 juin 2017 à Paris. –
Martin Bureau – AFP

Le syndicat étudiant a lancé une pétition en ligne pour réaffirmer son opposition à la sélection à l’entrée de l’université, après la remise d’un rapport des acteurs de l’enseignement supérieur au ministère et avant les premières annonces de Frédérique Vidal. 

Quelle réforme pour entrer à l’université? En attendant les premières annonces de la ministre de l’Enseignement supérieur début novembre, l’Unef a réaffirmé son opposition à toute forme de sélection dans l’accès à l’université. Le syndicat étudiant a lancé ce lundi une pétition en ligne, dont le site sélection-université.lol redirige vers une pétition Change.org.

Comptant seulement 368 signatures ce mardi matin, la pétition entend appeler la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal à « prendre ses responsabilités pour qu’aucun.e jeune titulaire du baccalauréat ne se voie refuser l’accès à la filière de son choix l’année prochaine ».

L’UNEF demande au ministère de prendre ses responsabilités, non à la sélection ! Rdv sur https://t.co/1BSdvaJsiv pour signer la pétition !

— UNEF (@UNEF) 23 octobre 2017

Le texte vise également un rapport remis la semaine dernière au ministère, à l’issue de longues concertations entre les différents acteurs de l’enseignement supérieur: syndicats enseignants et étudiants, présidents d’université, recteurs, fédérations de parents d’élèves…

Si la présidente de l’Unef Lilâ Le Bas l’avait alors jugé « assez représentatif de (leurs) discussions », relevant toutefois qu’il « n’enlevait aucune de (leurs) inquiétudes », le rapport est présenté sur le site de la pétition comme « biaisé ».

« Le rapport remis au gouvernement porte une analyse biaisée sur l’accès à l’Enseignement Supérieur. En effet, plutôt que d’écouter les jeunes, le rapport écarte la possibilité de maintenir le libre accès à l’université. On nous parle tantôt de pré-requis, d’attendu ou encore de contrat de réussite pour masquer une réalité », affirme l’Unef.

Frédérique Vidal a estimé que le texte « dressait un état des lieux » et qu’elle « s’appuierait » sur les « pistes de solutions » proposées. Concédant que les différents acteurs ne seront sans doute pas unanimes sur la question, la ministre a déclaré qu’il faudrait « approfondir » la question, puis « trancher ».