la Belgique

Samusocial: l’ex-administrateur Jean Spinette mal à l’aise avec les jetons de présence

L’ex-administrateur du Samusocial Jean Spinette était mal à l’aise par rapport à l’attribution au sein de jetons de présence au sein de l’asbl. Depuis la diffusion des informations sur la hauteur des rémunérations qui en ont découlé au sein du bureau de l’association dont il ne faisait pas partie, il en a fait don à des associations. C’est un des messages qu’est venu délivrer vendredi celui qui est aussi président du CPAS de Saint-Gilles devant la commission d’enquête sur le Samusocial, où il a siégé au CA de 2009 à février dernier.

Pour lui, c’est une erreur de croire qu’il y a une « grande pieuvre socialiste » à la manoeuvre dans et autour de l’asbl, comme en atteste selon lui le rôle de médiateur qu’il a pensé avoir souvent dû jouer entre les tempéraments d’Yvan Mayeur et de Pascale Peraïta, souvent engagés dans des négociations dures et les cabinets et autres associations du secteur pour répondre dans l’urgence à la demande croissante.

Mais il a aussi affiché sa compréhension pour la difficulté, pour le gouvernement, en tant qu’autorité politique de réagir face à cette urgence. « Le CPAS de Saint-Gilles, commune de 2 kms carrés, abritant une grande gare, ce sont 430 adresses de référence. Il était inconcevable que je ne puisse pas doter mon administration d’un accès à un dispositif tel que le Samusocial, le seul opérateur en contact avec ces publics », a justifié Jean Spinette.

Opinion publique et cumul des mandats

Même s’il estime qu’un président de CPAS doit s’impliquer dans le tissu associatif à travers une série de mandats peu, voire non rémunérés, l’ex-administrateur a dit avoir décidé en février dernier de quitter le CA du Samusocial, dans la foulée du scandale Publifin et parce que l’opinion publique ne comprend pas que l’on exerce en même temps plusieurs mandats – même utiles aux responsabilités que l’on exerce.

Non sans reconnaître une divergence de vue sur l’opportunité de l’attribution de jetons de présence dans une association telle que le Samusocial, Jean Spinette a soutenu, le travail selon lui « énorme » d’Yvan Mayeur et de Pascale Peraïta. Il a dit comprendre qu’ils se soient rendus la semaine dernière à une réunion du CA, en tant qu’administrateurs démissionnaires, forts de leur expertise, pour aider à préparer les comptes et bilans de l’asbl en vue de sa mutation.

« J’ai un profond respect pour cet homme, son apport pour la gestion des hôpitaux publics, pour la professionnalisation de l’aide sociale. C’est d’autant plus difficile de voir quelque comme cela tomber sur quelque chose d’aussi sordide que les montants de jetons de présence au Samusocial », a-t-il encore dit à propos de l’ex-bourgmestre de Bruxelles.