Economie

Proche du défaut de paiement, le Venezuela face à une journée-clé

Deux réunions, l’une à Caracas et l’autre à New York, pourraient décider lundi du destin du Venezuela, au bord du défaut de paiement, une option farouchement niée par le président Nicolas Maduro, contre l’avis de toutes les agences de notation.

Fragilisé depuis des mois par une profonde crise économique et politique, le dirigeant socialiste a convoqué à Caracas une réunion de créanciers étrangers pour tenter de renégocier la dette du pays, estimée à 150 milliards de dollars.

Le Venezuela ne dispose plus que de 9,7 milliards de réserves et doit rembourser d’ici la fin de l’année de 1,47 à 1,7 milliard, puis 8 milliards en 2018. Les observateurs demeurent réservés sur le succès de cette réunion. Dimanche, Nicolas Maduro a martelé que son pays ne se déclarerait « jamais » en défaut de paiement. « Ils ont spéculé sur le fait que le Venezuela se déclarerait en défaut (de paiement). Jamais! Le défaut (de paiement) ne se produira jamais au Venezuela », a-t-il asséné à la télévision. « Maintenant notre stratégie est de renégocier et de refinancer toute la dette ».

En outre, les deux dirigeants désignés par le pouvoir pour renégocier cette dette, le ministre des Finances Simon Zerpa et le vice-président Tarek El Aissami, sont frappés par des sanctions empêchant tout Américain de traiter avec eux. A terme, les agences de notation anticipent un défaut du Venezuela, jugeant ses réserves insuffisantes. Leurs avis divergent seulement sur les délais.

Autrefois le plus riche d’Amérique latine, le pays pétrolier, ruiné notamment par la chute des cours du brut, n’est plus que l’ombre de lui-même.